Par le bâti et par l'immeuble, jamais par la décoration. Avant de choisir une cuisine, trois questions décident de tout : de quand date le bâtiment (donc quels diagnostics sont obligatoires), dans quel état sont vraiment l'électricité et la plomberie, et ce que la copropriété vous autorise à toucher. Voici comment les trancher dans l'ordre.

Par la date de construction de l'immeuble, l'état réel des réseaux et le règlement de copropriété. Ces trois éléments commandent les diagnostics, le budget et le planning. Le reste, y compris le style, vient après.
Le constat plomb concerne les logements construits avant 1949. Le repérage amiante avant travaux s'applique aux bâtiments dont le permis de construire est antérieur à juillet 1997. Les deux se mènent avant la dépose.
Tout ce qui est privatif : cloisons non porteuses, sols, cuisine, salle de bain, installation intérieure. Les parties communes (mur porteur, colonnes montantes, façade, fenêtres côté rue) passent par l'assemblée générale.
Un appartement ancien concentre presque toujours les mêmes questions. Les traiter dans cet ordre évite de découvrir le problème une fois les murs ouverts.
Construit avant 1949 : les anciennes peintures relèvent du constat de risque d'exposition au plomb. Permis de construire antérieur à juillet 1997 : un repérage amiante avant travaux est requis, des matériaux amiantés ayant pu être posés en colles de sol, dalles ou enduits.
Ces repérages se commandent avant d'ouvrir, jamais après. Leur résultat change la méthode de dépose, les protections à mettre en place et donc le prix du chantier.
Un logement ancien a été câblé pour l'éclairage, pas pour une plaque à induction, un lave-linge et une box. Fusibles à porcelaine, pas de prise de terre, tableau sans différentiel, fils sous moulures bois : autant de signes d'une installation à reprendre entièrement.
Même logique côté eau, où l'on croise encore des canalisations en plomb. Ces reprises se font tant que les cloisons sont ouvertes, sinon on casse deux fois.
Dans votre lot, vous êtes libre : cloisons non porteuses, sols, cuisine, salle de bain, réseaux intérieurs. Dès qu'on touche à un mur porteur, à une colonne montante d'eau ou d'électricité, aux gaines, à la façade ou aux fenêtres côté rue, c'est une partie commune : accord de l'assemblée générale nécessaire.
Le règlement de copropriété encadre aussi les horaires de chantier, l'usage de la cage d'escalier et l'évacuation des gravats. Autant le lire avant de signer un devis qu'après.
Parquet, moulures, corniches, cheminée, hauteur sous plafond : ce sont ces éléments qui distinguent votre bien d'un logement standard, et une part de sa valeur à la revente. Un parquet encore sain se recale, se ponce et se vitrifie, souvent pour moins cher qu'une dépose suivie d'une pose neuve.
À l'inverse, un plancher affaibli ou un plâtre pulvérulent ne se sauve pas par principe. L'arbitrage se fait pièce par pièce, à la visite.
Un cas type, pour voir ce que ces quatre sujets donnent dans un appartement lyonnais réel.
Exemple indicatif, à titre d'illustration : la répartition dépend de votre appartement, de l'état des réseaux et de ce que vous conservez. Ce qu'il faut en retenir : dans un logement ancien, une grosse part du budget part dans ce qui ne se verra jamais une fois le chantier fini. C'est normal, et c'est ce qui fait tenir le reste. Pour les ordres de grandeur au mètre carré, voyez notre page dédiée aux prix de rénovation d'appartement au m².
Faire le point sur mon projet
La mauvaise surprise, dans l'ancien, vient toujours du même endroit : un devis établi sans avoir ouvert. On visite, on regarde l'installation, les murs et le plancher, on cadre les diagnostics liés à l'âge de l'immeuble et on identifie ce qui relève du syndic. Le chiffrage vient après, pas avant.
Ensuite, on monte le dossier et on coordonne le réseau d'artisans partenaires, chaque poste confié à un spécialiste du bâti ancien. Vous avez un seul interlocuteur pour un chantier qui en mobilise cinq.
L'année de construction et la date du permis décident des repérages plomb et amiante à mener.
Tableau, prise de terre, nature des canalisations : on sait alors si tout se reprend ou seulement une partie.
Le projet touche-t-il un porteur, une colonne, la façade ? Si oui, direction l'assemblée générale.
Pièce par pièce : ce qu'on garde et qu'on restaure, ce qu'on dépose parce qu'il n'est plus sain.
Là seulement, l'enchaînement classique démarre : dépose, réseaux, cloisons, sols, finitions.
Une visite, les diagnostics cadrés, les points de copropriété identifiés, puis un devis détaillé poste par poste. Gratuit et sans engagement.
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